Une journée de formation intensive, le 19 mars 2026 sur une péniche en plein cœur de Paris, limitée à 25 participants, avec quatre experts qui façonnent le SEO français depuis plus de 15 ans.
Neil Patel a démontré que la recherche s’est fragmentée bien au-delà de Google. Sylvain Peyronnet a décortiqué comment les LLM sélectionnent leurs sources et l’importance du mention building. Mikaël Priol a révélé pourquoi les métriques SEO que tout le monde utilise ne reflètent pas l’autorité réelle d’un site aux yeux des LLM. Et Olivier Duffez a posé le chiffre qui ancre tout le reste : 52 % des sources citées par les IA proviennent du Top 10 Google.
Dans cet article, je partage ce que j’ai appris et ce que je mets en pratique dès maintenant chez Maison Graciet.


Quatre formations pour comprendre le SEO de demain
Neil Patel et María Vázquez – Search Everywhere Optimization : la nouvelle ère de la recherche
La journée a démarré fort. Neil Patel, cofondateur de NP Digital, accompagné de María Vázquez, directrice SEO de NP Digital France, ont posé un constat qui change la façon dont on conçoit une stratégie d’acquisition : la recherche ne se passe plus uniquement sur Google. TikTok, Amazon, YouTube, Instagram sont devenus des moteurs de recherche à part entière, chacun avec ses propres règles algorithmiques.
Ce que j’ai retenu de concret : chaque plateforme a ses métriques de performance spécifiques, et dupliquer le même contenu partout est une erreur. Il faut identifier les deux ou trois plateformes où l’audience de chaque client cherche réellement, et y concentrer les efforts.



Mikaël Priol – Google et ChatGPT : mesurer, construire et amplifier son autorité
Mikaël Priol, président de SEO.fr et Netlinking.fr, a mis le doigt sur un problème : les métriques SEO classiques (Domain Rating, Trust Flow, trafic estimé) ne reflètent pas l’autorité réelle d’un site et peuvent conduire à de mauvaises décisions. Il a détaillé comment Google transmet la puissance des liens, pourquoi certains liens à faible « score » ont pourtant une valeur réelle, et surtout comment ChatGPT identifie les sources qu’il considère comme crédibles.
La différence entre être visible, être mentionné et être cité par une IA n’est pas la même chose, et cette distinction change la façon de construire une stratégie de netlinking.
Sylvain Peyronnet – De la requête à la conversation
La formation de Sylvain Peyronnet, fondateur de Babbar.tech, était la plus technique de la journée. Il a modélisé le pipeline complet d’un moteur génératif : fan-out (décomposition automatique de la requête en sous-questions), double retrieval lexical et sémantique, réévaluation de l’exactitude des sources par un cross-encoder, agrégation des scores via le RRF, puis filtre anti-duplication qui écarte les pages redondantes avec les mieux classées. Conséquence directe : l’angle éditorial unique n’est plus un avantage, c’est une condition de survie.
Son message central reste le mention building, avec une nuance importante : être mentionné dans le texte d’une réponse IA et être cité comme source ne se construisent pas avec les mêmes leviers.


Olivier Duffez – L’art du SEO GEO compatible
La dernière formation de la journée a refermé la boucle. Le fondateur de WebRankInfo a posé le chiffre clé : 52 % des sources citées par les IA proviennent du Top 10 Google. Le SEO reste la fondation, le GEO en est le prolongement. Il a décortiqué comment les LLM traitent une requête : génération de sous-requêtes automatiques, découpage des pages en passages autonomes, transformation en vecteurs numériques. Ce que ça implique : chaque section d’une page doit répondre à une question précise, indépendamment du reste, pour être exploitable par une IA. Il a également présenté sa méthode FOX pour cartographier ce que les IA explorent sur un sujet et identifier les lacunes à combler.
Ce que je retiens pour nos clients
Cette journée a confirmé ce que nous construisons chez Maison Graciet depuis plusieurs mois : le SEO et le GEO ne sont pas deux disciplines séparées. L’un ne fonctionne pas sans l’autre. Concrètement, voici ce que cette Masterclass va changer dans notre pratique au quotidien.
Nous allons intégrer dans nos audits une analyse de la présence de nos clients dans les réponses des IA, pas seulement dans les résultats Google. Nous allons travailler la structuration des contenus pour qu’ils soient exploitables par les LLM : des blocs clairs, des réponses directes, des sources identifiables. Et nous allons suivre avec plus d’attention les mentions de marque de nos clients, un indicateur devenu aussi stratégique que le profil de liens.
Le lendemain, j’ai retrouvé Stéphane Graciet et Valentin Charrier pour la journée de conférences au Parc des Princes. Nous en parlons dans notre article dédié.
Un grand merci à Stéphane pour m’avoir permis de vivre cette expérience. Et merci aux formateurs pour la qualité de cette journée. Il ne reste plus qu’à mettre tout ça en pratique.


Quatre formations, une certitude : le SEO de demain se construit aujourd’hui.
Nous sommes revenus avec les méthodes, les données et l’avance nécessaire pour que nos clients n’aient pas à attendre que le marché les rattrape.
Bienvenue dans le numérique utile.
