
Glossaire du SEO et du Marketing Web
Décryptez l’univers du Web
A
Ancre de lien (texte d’ancre)
L’ancre est le texte cliquable d’un lien. C’est ce que la personne lit avant de décider de cliquer, et ce que les moteurs de recherche lisent pour comprendre de quoi parle la page vers laquelle le lien pointe.
Une bonne ancre est explicite et se comprend hors contexte (« notre audit SEO » plutôt que « cliquez ici »). Elle est aussi essentielle à l’accessibilité : les personnes qui utilisent un lecteur d’écran parcourent souvent la liste des liens d’une page, isolés de leur phrase.
Autre point d’attention : répéter partout la même ancre exacte ressemble à de la sur-optimisation. Mieux vaut varier les formulations, naturellement.
Texte alternatif (attribut alt)
Le texte alternatif est la description écrite d’une image, que l’on ajoute dans le code de la page (attribut « alt »). Il n’est pas affiché à l’écran, mais il est lu à voix haute par les lecteurs d’écran, utilisés par les personnes aveugles ou malvoyantes. Il apparaît aussi à la place de l’image quand elle ne se charge pas ou que le visiteur a désactivé les images.
Les moteurs de recherche l’utilisent pour comprendre le contenu et le contexte d’une image, en complément de leur propre analyse visuelle.
Règles utiles : décrire ce que montre l’image et ce qu’elle apporte à la page, sans bourrage de mots-clés ; ne pas commencer par « image de » ; laisser l’attribut vide (alt= » ») pour une image purement décorative, afin que le lecteur d’écran l’ignore.
B
Backlink (lien entrant)
Un backlink est un lien placé sur un autre site qui pointe vers une page du vôtre. Aussi appelé « lien entrant » ou « lien retour ».
Pour les moteurs de recherche, c’est une forme de recommandation : plus des sites pertinents et reconnus vous citent, plus votre site gagne en crédibilité. C’est la qualité qui compte (source proche de votre thématique, lien placé dans un vrai contenu), pas le nombre. Les liens achetés en masse ou obtenus artificiellement peuvent au contraire vous nuire.
Balise Hn (titres h1 à h6)
Les balises Hn sont les titres d’une page, classés du plus important au moins important : h1 pour le titre principal, h2 pour les grandes parties, h3 pour les sous-parties, jusqu’à h6.
Elles servent à trois choses : aider le lecteur à parcourir la page, permettre aux personnes qui utilisent un lecteur d’écran de naviguer de titre en titre, et aider les moteurs de recherche et les IA à comprendre la structure du contenu et à en extraire des passages précis.
Bonnes pratiques : un seul h1 par page, des niveaux qui se suivent sans saut (pas de h2 directement suivi d’un h4), et des titres choisis pour leur rôle dans la structure, jamais pour leur taille à l’écran (la taille se règle en CSS).
Balise Meta Description
La meta description est un court résumé de la page, écrit dans son code. Elle peut s’afficher sous le titre dans les résultats de recherche. Son rôle : donner envie de cliquer.
Elle n’améliore pas directement le classement, mais elle influence le taux de clic. Google peut aussi choisir d’afficher un autre extrait s’il juge qu’il répond mieux à la recherche de l’internaute. Comptez environ 150 caractères et écrivez-la comme une promesse honnête de ce que la page apporte.
Balise Meta Robots
La balise meta robots est une consigne écrite dans le code d’une page, qui dit aux moteurs de recherche ce qu’ils peuvent en faire :
- index / noindex : autoriser ou non l’apparition de la page dans les résultats ;
- follow / nofollow : autoriser ou non le suivi des liens présents sur la page.
Sans consigne, la page est indexable par défaut. C’est la balise noindex qui empêche réellement une page d’apparaître dans les résultats, à ne pas confondre avec le fichier robots.txt, qui ne concerne que l’exploration. Pour que la consigne soit lue, la page ne doit pas être bloquée dans robots.txt.
Balise title (titre de la page)
La balise title est le titre d’une page tel que le voient les moteurs de recherche et les internautes : titre bleu cliquable dans les résultats et intitulé de l’onglet du navigateur. C’est l’un des éléments les plus importants pour dire de quoi parle la page.
Longueur : autour de 60 caractères (la vraie limite se mesure en pixels, environ 580 sur ordinateur). Placez le mot que l’internaute tape en début de titre. Google peut le réécrire s’il le juge peu pertinent.
Ne la confondez pas avec le h1, le titre affiché dans la page : les deux peuvent se ressembler, mais ils n’ont pas le même rôle.
C
Call-to-action (CTA, appel à l’action)
Un appel à l’action est l’élément (bouton, lien, phrase) qui invite le visiteur à faire l’étape suivante : demander un devis, s’inscrire à une newsletter, télécharger un guide, nous contacter.
Un bon appel à l’action est visible, formulé avec un verbe concret qui dit ce qui se passe au clic (« Demander un audit » plutôt que « Cliquez ici »), et adapté au moment du parcours : un visiteur qui découvre le sujet n’est pas prêt à demander un devis, il préfère un contenu pour approfondir.
Code HTTP
Un code HTTP est un numéro de trois chiffres que le serveur renvoie chaque fois qu’un navigateur ou un robot demande une page. Il indique ce qui s’est passé. Les plus courants :
- 200 : tout va bien, la page s’affiche.
- 301 : la page a été déplacée définitivement, le visiteur est redirigé vers la nouvelle adresse (et les moteurs de recherche transfèrent l’essentiel du référencement).
- 302 : redirection temporaire (à ne pas utiliser pour un déplacement définitif).
- 403 : accès refusé (la page existe mais n’est pas accessible à ce visiteur ou à ce robot).
- 404 : page introuvable. Ce n’est pas une pénalité, mais une page qui a du trafic ou des liens entrants doit être redirigée plutôt que laissée en 404.
- 410 : page supprimée volontairement et définitivement.
- 500 : erreur du serveur, à corriger en priorité.
- 503 : service momentanément indisponible, par exemple pendant une maintenance.
Contenu
Le contenu d’un site, ce sont tous les éléments qui informent le visiteur : textes, images, vidéos, tableaux, documents à télécharger. C’est ce que les moteurs de recherche lisent pour comprendre de quoi parle une page, et ce que les IA (ChatGPT, Gemini, Perplexity) reprennent pour construire leurs réponses.
Un contenu utile répond à une question précise que se pose votre cible. Il est structuré en titres clairs et en passages qui se comprennent isolément : c’est ce qui permet à la fois aux personnes de parcourir la page et aux moteurs de recherche et aux IA de le citer.
Contenu dupliqué
Le contenu dupliqué désigne un même texte, ou un texte très proche, disponible à plusieurs adresses : sur deux pages d’un même site, ou sur deux sites différents.
Ce n’est pas une pénalité automatique. Google choisit alors une seule version à afficher et écarte les autres. Les conséquences : vos propres pages se font concurrence, les signaux (liens, visites) se dispersent, et vous ne maîtrisez plus laquelle apparaît dans les résultats. Seules les copies faites pour tromper les moteurs de recherche, en masse ou avec l’intention de manipuler, peuvent être sanctionnées.
Solutions selon le cas : réécrire ou fusionner les pages, rediriger (301) vers la page à conserver, ou indiquer la version de référence avec la balise canonique.
Conversion
Une conversion, c’est une action utile que réalise un visiteur sur votre site : un achat, une demande de devis, un appel, une inscription à la newsletter, un téléchargement.
On distingue les conversions principales (celles qui rapportent directement, comme une demande de devis) et les micro-conversions (les étapes intermédiaires, comme lire une étude de cas ou télécharger un guide).
Le taux de conversion est la part des visiteurs qui font cette action : 20 demandes de devis pour 1 000 visiteurs donnent 2 %. C’est l’indicateur qui montre si votre trafic sert réellement votre activité, et pas seulement s’il est important.
E
Emailing (e-mailing)
L’emailing est l’envoi d’un même message par courrier électronique à un groupe de personnes ciblées : les entreprises que vous accompagnez, des prospects, vos partenaires. Chaque envoi poursuit un objectif précis : informer, fidéliser, proposer une offre, inviter à un événement.
Il se distingue de la newsletter, qui est un rendez-vous régulier et éditorialisé, alors que l’emailing est une campagne ponctuelle centrée sur un objectif.
Deux points à maîtriser : le cadre légal (RGPD) et la délivrabilité, c’est-à-dire la capacité du message à arriver dans la boîte de réception plutôt qu’en indésirables. Auprès de particuliers, le consentement préalable est en général requis. En prospection entre professionnels, il est possible sous conditions (message en rapport avec l’activité du destinataire, information claire, lien de désinscription à chaque envoi). Côté technique, l’authentification du domaine expéditeur (SPF, DKIM, DMARC) conditionne la délivrabilité.
Expérience utilisateur (UX)
L’expérience utilisateur (UX, pour « user experience ») désigne ce que vit une personne quand elle utilise votre site : trouve-t-elle facilement ce qu’elle cherche, comprend-elle ce qu’on lui propose, a-t-elle confiance pour passer à l’action ?
Elle dépend de la structure du site, de la clarté des contenus, de la vitesse d’affichage, de l’ergonomie sur mobile et de l’accessibilité pour toutes et tous. Une bonne expérience se mesure : taux de conversion, temps passé, parcours abandonnés.
L’UX et le référencement sont liés : un site que l’on trouve mais qui déroute fait perdre des visiteurs. C’est pourquoi on les travaille ensemble, ce qu’on appelle le SXO (Search eXperience Optimization).
F
Favicon (icône du site)
Le favicon est la petite icône qui représente votre site : dans l’onglet du navigateur, dans les favoris, sur l’écran d’accueil d’un smartphone, et aujourd’hui dans les résultats de recherche de Google, à côté du nom de votre site.
C’est un petit élément de reconnaissance de marque : il aide un visiteur à retrouver votre onglet parmi dix autres et donne un signe de sérieux dans les résultats. Il doit rester lisible en très petit (une forme simple, pas le logo complet avec sa signature).
Repères techniques : image carrée, d’au moins 48 × 48 pixels selon les recommandations de Google, au format PNG, ICO ou SVG, placée à une adresse stable que les robots peuvent explorer. Pensez aussi à l’icône pour les écrans d’accueil des mobiles (apple-touch-icon).
Fil d’Ariane (breadcrumb)
Le fil d’Ariane est la ligne de liens, en haut d’une page, qui montre où vous êtes dans le site : par exemple « Accueil > Services > Référencement > Audit SEO ». Chaque niveau est cliquable et permet de remonter d’un cran.
Il aide le visiteur à se repérer sans effort, il réduit les abandons quand on arrive directement sur une page profonde depuis Google, et il renforce le maillage interne : chaque page remonte vers ses pages parentes.
Bonnes pratiques : il reflète la vraie arborescence du site (pas un simple historique de navigation), il se termine par la page en cours (non cliquable), et il est balisé pour l’accessibilité : dans un bloc de navigation identifié « Fil d’Ariane », avec la page courante signalée aux lecteurs d’écran. Le balisage schema.org (BreadcrumbList) aide en plus les moteurs de recherche à comprendre la structure du site. Google n’affiche plus systématiquement le fil d’Ariane dans ses résultats, mais le balisage reste utile pour la compréhension de la structure : à contrôler au moment de la publication.
G
Google Ads (anciennement AdWords)
Google Ads est la plateforme de publicité de Google. Vous y achetez des annonces qui s’affichent dans les résultats de recherche et sur d’autres services de Google (Maps, YouTube, sites partenaires), en fonction des recherches des internautes ou de leurs centres d’intérêt. Vous payez généralement quand quelqu’un clique sur l’annonce.
C’est la principale pratique de SEA (Search Engine Advertising, la publicité payante sur les moteurs de recherche). Elle se distingue du SEO (référencement naturel) : les annonces sont identifiées comme telles, elles apportent des visites immédiates mais s’arrêtent quand le budget s’arrête, alors qu’un bon référencement naturel construit une visibilité qui dure.
Les deux se complètent : Google Ads permet de tester rapidement des mots-clés et des messages, dont les résultats éclairent ensuite la stratégie SEO.
Google Analytics (GA4)
Google Analytics est un outil gratuit de mesure d’audience proposé par Google. Il indique combien de personnes visitent votre site, d’où elles viennent, quelles pages elles consultent et quelles actions elles réalisent.
La version actuelle s’appelle GA4 (Google Analytics 4). Elle a remplacé Universal Analytics, qui a cessé de collecter des données en 2023. GA4 mesure des « événements » (clic, page vue, formulaire envoyé) plutôt que des sessions, ce qui change la façon de lire les chiffres et rend difficile la comparaison avec les anciennes données.
Point d’attention : en Europe, l’usage de cet outil est encadré par le RGPD (consentement, transfert de données hors Union européenne). Des alternatives respectueuses de la vie privée existent, comme Matomo, qui permet de conserver la maîtrise de ses données.
Google Business Profile (anciennement Google My Business)
Google Business Profile (« fiche d’établissement Google » en français) est un service gratuit qui permet de gérer la fiche de votre entreprise dans Google : nom, adresse, horaires, téléphone, site web, photos, description de l’activité.
Cette fiche s’affiche dans Google Maps et dans les résultats de recherche locale, par exemple quand on tape « agence SEO Poitiers ». Les clients peuvent y laisser une note et un avis, auxquels vous pouvez répondre.
Pour une entreprise qui accueille des clients ou intervient sur un territoire, c’est l’un des leviers les plus rentables du référencement local. Les points clés : des informations exactes et identiques à celles de votre site, une catégorie d’activité bien choisie, des réponses aux avis.
Google Search Console (anciennement Google Webmaster Tools)
Google Search Console est un outil gratuit de Google qui montre comment votre site est vu dans la recherche : pour quelles requêtes il apparaît, combien de clics il reçoit, à quelle position, et quelles pages Google a ou n’a pas indexées.
Il signale aussi les problèmes techniques (pages inaccessibles, erreurs, problèmes d’affichage mobile) et permet d’envoyer un plan du site (sitemap) ou de demander l’indexation d’une page.
C’est un outil de suivi et de diagnostic : il ne « contrôle » pas l’indexation, il l’observe. Pour empêcher ou autoriser l’apparition d’une page, on agit sur le site (balise noindex, fichier robots.txt, redirections).
I
Indexation
L’indexation, c’est l’enregistrement d’une page dans la base de données d’un moteur de recherche (son « index »). Une page absente de l’index ne peut pas apparaître dans les résultats.
Elle vient après l’exploration (crawl), qui est l’étape où un robot visite votre site et lit ses pages. Le processus se déroule en trois temps : le robot explore la page, le moteur l’analyse, puis il décide de la stocker ou non dans son index. Une page explorée n’est donc pas forcément indexée.
Un moteur peut choisir de ne pas indexer une page : contenu jugé peu utile ou trop proche d’un autre, consigne noindex, redirection, page en erreur, ou version écartée au profit d’une page canonique. Pour suivre l’état de vos pages, l’outil de référence est Google Search Console.
Popularité d’un site (link popularity)
La popularité d’un site désigne la reconnaissance que lui accordent les autres sites, mesurée surtout par les liens qui pointent vers lui (les backlinks).
Attention : ce n’est ni un chiffre publié par Google, ni un score officiel. Google a d’ailleurs cessé d’afficher publiquement son ancien indicateur (le PageRank). Plusieurs outils (dont Babbar) calculent leurs propres indicateurs d’autorité ou de confiance pour estimer cette popularité. Ils sont utiles pour comparer des sites entre eux, mais ils ne reflètent pas le fonctionnement interne de Google.
Ce qui compte : la qualité des liens (sites reconnus, proches de votre thématique, liens placés dans de vrais contenus) bien plus que leur nombre. Un petit nombre de liens pertinents vaut mieux qu’une accumulation de liens sans rapport.
L
Longue traîne (long tail)
La longue traîne désigne l’ensemble des recherches très précises, tapées rarement, mais nombreuses une fois additionnées. Par exemple, « audit SEO pour un site WordPress de PME » est cherché par peu de personnes, alors que « SEO » l’est par beaucoup.
Chaque expression pèse peu, mais leur total représente souvent la majorité du trafic d’un site. Ces recherches ont deux avantages : la concurrence y est plus faible, et la personne qui les tape sait précisément ce qu’elle veut. Elles se convertissent donc mieux que les requêtes générales.
On les travaille en répondant à des questions précises, page par page, plutôt qu’en visant un seul mot très concurrentiel. C’est aussi ce qui alimente la logique des cocons de contenus : une page centrale sur le sujet, entourée de pages qui traitent chaque question.
Avec les assistants IA, les questions posées sont plus longues et plus conversationnelles : la longue traîne prend une place encore plus grande, et une page qui répond clairement à une question précise a plus de chances d’être reprise.
M
Moteur de recherche
Un moteur de recherche est un service en ligne qui permet de trouver des pages, des images, des vidéos ou des lieux à partir de mots tapés (ou dictés) par une personne : sa « requête ». Google est le plus utilisé en France, devant Bing, et des alternatives existent (DuckDuckGo, Qwant, Ecosia).
Son fonctionnement tient en trois temps : il explore le web avec des robots, il enregistre les pages dans un index, puis il classe les résultats selon leur pertinence pour chaque requête. Ce classement est ce qu’on cherche à améliorer avec le référencement naturel (SEO).
Il ne faut pas le confondre avec le navigateur (Chrome, Safari…), qui est le logiciel avec lequel on y accède.
Les moteurs évoluent : Google et Bing affichent désormais des réponses rédigées par une IA en haut des résultats, et des assistants comme ChatGPT ou Perplexity servent eux aussi à chercher de l’information. On parle de moteurs génératifs. Être trouvé suppose aujourd’hui d’être présent dans les deux univers, ce qu’on appelle le SEO GEO.
N
Navigateur (browser)
Le navigateur est le logiciel qui permet d’afficher les sites web : Chrome, Safari, Firefox, Edge… Il ne faut pas le confondre avec le moteur de recherche (Google, Bing), qui est un site sur lequel on cherche une information. On utilise un navigateur pour aller sur un moteur de recherche.
Un même site peut s’afficher légèrement différemment d’un navigateur à l’autre. C’est pourquoi on le teste sur plusieurs, y compris avec des outils d’accessibilité.
Netlinking
Le netlinking est l’ensemble des actions qui visent à obtenir des liens depuis d’autres sites vers le vôtre (les backlinks). Pour les moteurs de recherche, ces liens sont des recommandations : plus des sites reconnus et proches de votre thématique vous citent, plus votre site gagne en crédibilité.
Ce qui compte, c’est la qualité : un lien placé dans un vrai contenu, sur un site pertinent, vaut bien plus qu’une accumulation de liens sans rapport. Les liens achetés en masse ou obtenus artificiellement vont à l’encontre des règles de Google et peuvent faire perdre du référencement.
Les approches saines passent par des contenus que les autres ont envie de citer (études, guides, données), des relations avec des acteurs de votre secteur (partenaires, réseaux, presse spécialisée) et des annuaires ou associations professionnelles crédibles.
Newsletter (lettre d’information)
Une newsletter est un courrier électronique envoyé régulièrement aux personnes qui ont choisi de le recevoir. Elle apporte des informations, des analyses ou des conseils sur un sujet, et entretient le lien avec les entreprises que vous accompagnez, vos partenaires et vos futurs contacts.
Elle se distingue de l’emailing, qui est une campagne ponctuelle centrée sur un objectif précis : la newsletter est un rendez-vous, qui s’appuie sur une ligne éditoriale et sur un contenu utile pour le lecteur.
Trois règles à respecter : le consentement préalable de la personne, un lien de désinscription à chaque envoi, et un sujet et un préheader (l’aperçu du message dans la boîte de réception) qui disent clairement ce que contient le message.
Pour l’entreprise, c’est un canal qui lui appartient, sans dépendre d’un algorithme de réseau social : la liste d’abonnés est un patrimoine numérique.
P
PageRank
Le PageRank est le calcul historique de Google pour estimer l’importance d’une page à partir des liens qui pointent vers elle : un lien venant d’une page importante compte plus qu’un lien venant d’une page peu reconnue. Il porte le nom de Larry Page, l’un des fondateurs de Google.
Google n’affiche plus ce score au public depuis plusieurs années, et il n’est plus qu’un signal parmi de très nombreux autres. Les indicateurs de « popularité » ou d’« autorité » proposés par les outils SEO (dont ceux de Babbar) sont des estimations propres à chaque outil, pas le PageRank de Google.
Ce qu’il faut en retenir : les liens restent un signal de confiance, mais leur qualité compte plus que leur nombre.
Plugin (extension)
Une extension (ou « plugin ») est un petit programme qui ajoute une fonction à un logiciel existant, sans modifier ce dernier. Sur un site WordPress, elle sert par exemple à créer un formulaire, gérer des réservations, accélérer les pages ou ajouter une boutique.
Les extensions rendent un site très modulable, mais chacune a un coût : elle doit être maintenue à jour, elle peut ralentir le site et elle peut ouvrir des failles de sécurité si elle est mal entretenue ou abandonnée. Mieux vaut donc en installer peu, bien choisies, plutôt que d’en empiler.
Quand aucune extension du marché ne répond exactement à un besoin, on peut en développer une sur mesure : elle fait ce qu’il faut, rien de plus, et son code reste maîtrisé.
Positionnement (classement dans les résultats)
Le positionnement est la place qu’occupe une page dans les résultats d’un moteur de recherche, pour une requête donnée. On parle aussi de « classement » ou de « position ».
Cette place n’est pas fixe : elle varie selon la localisation de la personne, son appareil et parfois son historique de recherche. C’est pourquoi on la mesure sur un ensemble de requêtes et dans la durée plutôt qu’à un instant précis, avec des outils dédiés.
Être en première page reste un repère utile, car la grande majorité des clics se concentre sur les premiers résultats. Mais ce n’est plus le seul objectif : les moteurs affichent aussi des réponses rédigées par une IA, et des assistants comme ChatGPT ou Perplexity citent des sources. Être bien positionné, c’est aujourd’hui être visible dans les résultats classiques et cité dans les réponses génératives.
R
Redirection
Une redirection envoie automatiquement le visiteur (et les robots des moteurs de recherche) d’une adresse vers une autre. On l’utilise quand une page change d’adresse, est supprimée ou fusionnée avec une autre, ou lors d’une refonte de site.
Le type de redirection compte :
- 301 : déplacement définitif. Les moteurs de recherche transfèrent l’essentiel du référencement vers la nouvelle adresse. C’est celle à utiliser dans la plupart des cas.
- 302 (ou 307) : déplacement temporaire, par exemple pendant une maintenance.
Sans redirection, une ancienne adresse qui avait des visites ou des liens entrants tombe en erreur 404 : le visiteur est perdu et le référencement acquis se dilue. Rediriger vers une page réellement équivalente, et non systématiquement vers l’accueil, est une règle essentielle lors d’une refonte.
Référencement naturel (SEO)
Le référencement naturel (SEO, pour « Search Engine Optimization ») regroupe les actions qui permettent à un site d’apparaître dans les résultats des moteurs de recherche, sans payer pour l’affichage. Il repose sur trois piliers : la technique (un site que les robots peuvent lire), les contenus (des pages qui répondent aux questions de votre cible) et la reconnaissance (les liens d’autres sites vers le vôtre).
À la différence de la publicité (SEA), les résultats demandent du temps mais durent. Aujourd’hui, le référencement naturel s’étend aux moteurs génératifs (ChatGPT, Perplexity, les aperçus IA de Google) : on parle de SEO GEO.
Référenceur (consultant SEO)
Un référenceur, ou consultant SEO, est la personne qui améliore la visibilité d’un site dans les moteurs de recherche. Son travail couvre l’audit technique, la stratégie de contenus, l’optimisation des pages et le suivi des résultats.
Un bon référenceur explique ses choix, associe l’entreprise aux décisions et ne promet jamais une position précise : les moteurs de recherche ne se contrôlent pas.
Robots.txt
Le fichier robots.txt est un fichier texte placé à la racine du site. Il indique aux robots des moteurs de recherche quelles parties du site ils peuvent explorer, et lesquelles ils sont invités à ne pas visiter.
Il agit sur l’exploration, pas sur l’indexation. Une page bloquée par robots.txt peut quand même apparaître dans les résultats, sans description, si d’autres sites font un lien vers elle. Pour empêcher réellement l’apparition d’une page dans les résultats, on utilise la balise « noindex », et la page doit alors rester accessible au robot pour qu’il puisse lire cette consigne.
Ce fichier est une demande de bonne conduite : les robots sérieux la respectent, mais elle ne protège pas une page confidentielle. Une page privée se protège avec un mot de passe, pas avec robots.txt.
Il sert aussi à indiquer l’adresse du plan du site (sitemap), et de plus en plus à autoriser ou refuser l’accès des robots d’entraînement et de recherche des IA.
S
SEO (voir Référencement naturel)
Le SEO (Search Engine Optimization, en français « optimisation pour les moteurs de recherche ») est le terme anglais du référencement naturel. Voir « Référencement naturel ».
SERP (page de résultats)
La SERP (« Search Engine Results Page ») est la page qu’un moteur de recherche affiche après une requête. Elle ne se réduit plus à une liste de dix liens : on y trouve des annonces payantes, des résultats classiques, une carte avec des fiches d’entreprises, des blocs de questions fréquentes, des images, des vidéos et, de plus en plus, une réponse rédigée par une IA en haut de page.
Chaque personne ne voit pas exactement la même page : elle varie selon la localisation, l’appareil et la requête. Analyser la SERP avant de rédiger un contenu, c’est comprendre ce que le moteur juge utile pour cette question, et quels formats il met en avant.
Sitemap (plan du site XML)
Le sitemap est un fichier, écrit pour les robots des moteurs de recherche, qui liste les adresses des pages de votre site. Il facilite leur découverte, surtout pour un site volumineux, récent ou peu relié par des liens.
C’est une suggestion, pas une commande. Le moteur décide ensuite d’explorer et d’indexer ou non chaque page. N’y placer que les pages que vous souhaitez voir apparaître : pas de pages en noindex, pas de redirections, pas de doublons.
On l’indique dans le fichier robots.txt et on le déclare dans Google Search Console, qui permet aussi de vérifier combien de ses adresses sont effectivement indexées.
Spamdexing (spam SEO)
Le spam SEO désigne les techniques qui cherchent à tromper les moteurs de recherche pour obtenir un meilleur classement, au lieu de répondre réellement aux besoins des internautes. Les exemples courants : répéter des mots-clés à outrance dans un texte, cacher du texte aux visiteurs, montrer aux robots une page différente de celle vue par les internautes (cloaking), acheter ou fabriquer des liens en masse, ou publier des milliers de pages générées automatiquement sans valeur ajoutée.
Google publie ses règles contre le spam. Une page ou un site qui les enfreint peut être rétrogradé automatiquement ou faire l’objet d’une action manuelle qui le fait disparaître des résultats, avec des mois de travail pour s’en relever.
On parle par opposition de pratiques « white hat » (conformes aux consignes) et « black hat » (contraires à elles). C’est la voie que nous ne suivons pas : elle expose l’entreprise, alors que le référencement durable repose sur un site utile.
SXO (Search eXperience Optimization)
Le SXO (Search eXperience Optimization) est l’approche qui réunit le référencement naturel (SEO) et l’expérience utilisateur (UX) : être trouvé dans les moteurs de recherche, puis convaincre la personne qui arrive sur la page. Un site bien référencé mais qui déroute ses visiteurs perd des ventes, et un site agréable mais introuvable ne sert à rien : les deux se travaillent ensemble.
C’est une approche installée depuis plusieurs années, et celle que nous appliquons. Elle se traduit concrètement par des contenus qui répondent à l’intention de recherche, une structure claire, un site rapide et accessible, et des appels à l’action adaptés à ce que la personne est prête à faire.
T
Taux de rebond (bounce rate)
Le taux de rebond mesure la part des visites où la personne arrive sur votre site, puis repart sans avoir fait d’autre action que la consultation de cette page.
Sa signification dépend de la page. Sur une page de contact ou un article qui répond entièrement à la question, un taux de rebond élevé n’est pas un problème : la personne a trouvé ce qu’elle cherchait. Il inquiète surtout sur une page censée mener à une autre étape (une page service, un tunnel d’achat).
Attention à l’outil : la définition n’est pas la même partout. Dans Google Analytics 4, le taux de rebond est l’inverse du « taux d’engagement » : une visite est considérée comme engagée si elle dure plus de 10 secondes, comporte une conversion ou affiche au moins deux pages. Dans d’autres outils, dont Matomo, il s’agit d’une visite d’une seule page. Comparer des chiffres issus de deux outils n’a donc pas de sens.
Taux de conversion (conversion rate)
Le taux de conversion est la part des visites qui aboutissent à une action utile : une demande de devis, un achat, un appel, une inscription. On le calcule en divisant le nombre d’actions réalisées par le nombre de visites sur une période : 20 demandes de devis pour 1 000 visites donnent 2 %.
Il se mesure globalement, mais il est plus parlant page par page ou source par source : le taux de conversion d’une page de service n’a rien à voir avec celui d’un article de blog. Il se lit aussi sur plusieurs types d’actions : les conversions principales (demande de devis) et les micro-conversions (lecture d’une étude de cas, téléchargement d’un guide).
C’est l’indicateur qui relie le référencement à l’activité : un trafic important qui ne se convertit pas ne sert pas l’entreprise.
Trafic organique
Le trafic organique, c’est l’ensemble des visites qui arrivent sur votre site depuis les résultats gratuits des moteurs de recherche, c’est-à-dire sans passer par une annonce payante.
Il se distingue du trafic payant (annonces Google Ads), du trafic direct (la personne tape l’adresse ou utilise un favori), du trafic de réseaux sociaux et du trafic référent (un lien depuis un autre site).
C’est l’indicateur central d’un travail de référencement naturel. Il se lit dans Google Search Console (avant la visite : impressions, clics) et dans un outil de mesure d’audience comme Google Analytics ou Matomo (pendant la visite : comportement, conversions).
Les visites qui proviennent des assistants IA (ChatGPT, Perplexity, Gemini) ne sont pas toutes classées dans le trafic organique : selon l’outil et sa configuration, elles peuvent tomber dans « référent » ou « direct ». Il faut donc les isoler pour mesurer l’effet du référencement GEO.
U
URL (adresse web)
Une URL (« Uniform Resource Locator ») est l’adresse complète d’une page ou d’un fichier sur le web, celle que l’on tape dans la barre du navigateur, par exemple https://www.maison-graciet.fr/ameliorer-referencement-naturel/. Elle se lit en trois parties : le protocole (https, qui indique une connexion sécurisée), le nom de domaine (www.maison-graciet.fr) et le chemin vers la page (/expertise-seo/).
Une bonne URL est courte, lisible par une personne, écrite avec des mots (et non des codes) séparés par des tirets, et stable dans le temps. Elle donne un indice, aux visiteurs comme aux moteurs de recherche, du contenu de la page avant même de la lire.
Changer l’URL d’une page a un coût : les anciens liens, favoris et positions dans les moteurs pointent vers l’ancienne adresse. On ne la modifie donc que pour une bonne raison, et toujours avec une redirection 301 vers la nouvelle.
UX design (conception de l’expérience utilisateur)
L’UX design est le travail de conception qui vise à rendre un site ou une application simple, clair et agréable à utiliser. C’est la démarche qui produit l’expérience utilisateur (UX) que vivront les visiteurs.
Concrètement, elle passe par plusieurs étapes : comprendre les personnes qui utiliseront le site (entretiens, personas), organiser l’information, dessiner les parcours, construire des maquettes, puis tester avec de vrais utilisateurs et corriger.
Ne la confondez pas avec l’UI design, qui concerne l’apparence visuelle (couleurs, typographies, boutons). L’UX répond à la question « est-ce que cela fonctionne pour la personne ? », l’UI à « est-ce que cela se présente bien ? ». Les deux se travaillent ensemble, avec l’accessibilité comme exigence de départ.
